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Quel est l’impact du sucre sur la santé générale ? 6/7

Dans les articles précédents, nous avons vu comment le sucre et les produits à index glycémiques élevés peuvent favoriser la prise de poids et le diabète. Pourtant, le plus important est l’alimentation dans son ensemble. C’est pourquoi cette notion d’index glycémique élevé est un peu réductrice.

Tu sais à présent que pour ralentir l’absorption du sucre et abaisser son impact sur la glycémie, il suffit d’apporter des fibres et des graisses de bonne qualité durant le repas.

Donc si ton repas contient du riz blanc – à index glycémique élevé – mais qu’il est accompagné de légumes riches en fibres et d’huile d’olive par exemple, l’impact sur la glycémie sera plus faible que si tu mangeais ce riz seul.

Malheureusement, aussi bien au restaurant que dans les plats préparés, les apports de graisses saines et de légumes frais sont trop rares. Les légumes de saison devraient constituer une belle moitié de chacune de nos assiettes. Or, ils ne sont souvent qu’un petit accompagnement, voire complètement absents.

Les excès de sucre en tous genres et à tous les repas sont néfastes pour ta santé générale. Cet article a pour but de t’éveiller sur les risques potentiels.

Le diabète, une épidémie mondiale directement liée au sucre 

Le diabète de type II est une maladie qui touche 357 millions de personnes dans le monde. Ce chiffre ne cesse d’augmenter dans les pays développés. D’ici 2030, il sera même la 7ème cause de décès dans le monde. (1)

Pourtant, les faits nous prouvent que ce type de diabète pourrait être évité avec une nutrition-santé, une réduction des produits transformés et une activité physique quotidienne. 

 Alors oui :

  • Pratiquer une activité suffisamment intense pour nous faire transpirer 30 minutes quotidiennement, nécessite une nouvelle organisation de ses journées.
  • Diminuer fortement les produits à index glycémiques élevés, comme les sodas et tous les produits transformés, c’est dur.

Mais cela peut te redonner le pouvoir d’être en bonne santé, de retrouver un poids idéal et une énergie débordante. Beaucoup cherchent le régime miracle, pourtant il suffit de commencer par là. Les sources de sucres à index glycémiques élevés ne devraient représenter que 5 % de nos apports alimentaires. 

Rappelons que les sucres raffinés et transformés induisent un pic de glycémie que le corps ne sait pas gérer. L’excès de sucre dans le sang est perçu comme un poison, alors ton pancréas va devoir sécréter beaucoup trop d’insuline pour gérer tout ça !

À la longue, le pancréas épuisé perd sa capacité à libérer suffisamment d’insuline. Les cellules peuvent aussi devenir résistante à l’insuline et ne plus répondre en sa présence. Une partie du sucre va rester dans le sang et l’épaissir.

Ceci favorise les maladies cardiovasculaires et rénales, l’hypertension, le diabète de type II et tous ses symptômes associés.

Si lors d’analyses sanguines ta glycémie est entre 1,10 et 1,25 g/L, tu sera diagnostiqué comme pré-diabétique. C’est alors le meilleur moment d’agir pour renverser la balance !

sucre et effet de diabète

L’impact du sucre sur la santé, le surpoids et l’obésité

L’obésité contribue au développement du diabète de type II et inversement. En effet, différentes études appuient l’hypothèse que le sucre favorise l’augmentation de l’obésité. Elles mettent en évidence les facteurs aggravants comme par exemple la consommation de boissons sucrées et de fructose (3).

Sache que la consommation d’une cannette de soda par jour, augmente de 22 % les risques de développer un diabète de type II .

On constate aussi qu’à la suite de suite l’ingestion de produits à index glycémique élevé, la prise alimentaire est plus fréquente (4).

Au-delà des hypoglycémies réactionnelles, on peut aussi expliquer cela par le fait que ces produits sont des calories vides.

Que sont les calories vides ?

Lorsque tu manges des aliments, ton corps a besoin de vitamines et minéraux pour les digérer. Si tu manges des produits raffinés, voire préparés des mois avant leur consommation, tu n’auras aucun apport de nutriments car les vitamines et minéraux se trouvent surtout dans les aliments naturels et frais.

Alors pour digérer ces aliments vides de nutriments et assurer son bon fonctionnement, le corps doit alors puiser dans ses propres ressources, ce qui favorise la déminéralisation, la fatigue chronique et un appétit plus important.

Ainsi, l’obésité est grandement favorisée par une alimentation inadaptée aux besoins du corps.

Cela dit, un déséquilibre du microbiote et la sédentarité sont aussi des facteurs aggravants. C’est pourquoi l’obésité se doit d’être considérée dans son ensemble. 

Travailler sur tous ces points et sur la gestion des émotions est, selon moi, un minimum. En effet, combien de mes clients ont pris des dizaines de kilos à la suite d’un choc émotionnel… Écarter ce point nous éloigne souvent de la cause profonde de ce que le corps nous signale à travers une prise de poids.

pourquoi le sucre rend obèse

L’impact du sucre sur la santé cérébrale

Les travaux et recherches sur les diètes pauvres en sucres se multiplient et leurs résultats sont renversants.

J’ai d’abord découvert ceux du Dr Natasha Campbell. Neurologue et mère d’un enfant atteint d’autisme*, elle fait le constat que sa profession ne l’aidait en rien. Elle dit avoir réalisé à quel point l’équilibre du microbiote a le premier rôle dans ce qu’elle nomme le syndrome entéro-psychologique (lien intestin/cerveau).

À la même époque (fin des années 1990), les travaux du Dr Andrew Wakefiel, gastro-entérologue au Royal Free Hospital de Londres, démontrent le lien entre l’autisme, les troubles digestifs et les maladies inflammatoires chroniques. Inspirée par ces découvertes, Natasha Campbell crée le régime GAPS visant à régénérer la santé intestinale de son fils et limiter l’impact du sucre sur la santé.

Ce régime élimine tous les sucres et favorisent l’apport de graisses et de bouillon de viande fait maison pour leur richesse en collagène et glutamine – régénérateurs des muqueuses. 

Aujourd’hui, on sait que les sucres raffinés et l’excès de glucides à index glycémiques élevés favorisent les fermentations intestinales et l’inflammation de bas grade.

D’autres preuves du lien entre intestin et cerveau

Mais Natasha Campbell n’est pas la seule à faire le lien entre régime alimentaire et comportement. Un autre chercheur a également observé des changements de comportements positifs chez ses prisonniers à la suite d’un régime alimentaire plus équilibré et moins sucré (1).

L’étude parue dans The Journal of physiologie en 2012 révèle aussi l’effet anesthésiant des sucres sur le cerveauElle prouve que leurs excès perturbent le microbiote, la santé physique et psychique. S’ensuit alors une baisse des capacités cognitives, des changements d’humeur, plus d’impulsivité et d’agressivité. 

Enfin, les travaux du professeur Suzanne de la Monte (hôpital de Rhode Island aux États-Unis), montrent que les cellules neuronales peuvent développer une sensibilité à l’insuline. Ceci explique que le cerveau marche au ralenti car il n’arrive plus à utiliser le glucose correctement.

D’autres chercheurs se sont joints à elle pour renommer la maladie d’Alzheimer, le diabète de type III.

Des études viennent confirmer cela, comme celle qui prouve que les personnes atteintes d’un diabète de type II ont 50 % de risques supplémentaires de développer une maladie d’Alzheimer par rapport aux non-diabétiques. (6)

Une autre nous prouve aussi qu’un taux de sucre sanguin légèrement élevé serait responsable d’une diminution de 6 à 10 %  du volume de l’hippocampe (garant de notre mémoire) et de l’amygdale (en lien avec la précision des mouvements) (7).

l'effet du sucre sur le cerveau et la maladie d'alzheimer

L’impact du sucre sur le vieillissement prématuré

Une glycémie élevée entraîne une fixation des sucres sur les protéines et les graisses. Il s’agit d’un processus appelé glycation.

Les produits de glycation avancé (AGE) se forment dès que ta glycémie est élevée et ils sont, dès lors, présents à vieIls résistent à tout et accélèrent le vieillissement.

Ces AGE favorisent le durcissement des parois artérielles, l’arrivée de la cataracte, le rétrécissement des tissus cérébraux et la perte de cartilage dans les articulations. Enfin, ils contribuent au stress oxydatif et à l’inflammation chronique.

Bref, se déshabituer des sucres à index glycémiques élevés fait partie des meilleurs outils pour lutter contre le vieillissement prématuré.

Comment le cancer se nourrit de sucre

Depuis la parution des travaux du Dr Otto Heinrich Warburg, prix Nobel de médecine dans les années 1930, nous avons désormais la preuve que le cancer raffole de sucre.

Le métabolisme des cellules cancéreuses ressemble davantage à celui d’un champignon qu’à celui d’une cellule, c’est à dire qu’elles ont la capacité de fermenter.

Ensuite, selon les travaux du chercheur Lewis Cantley, la surproduction d’insuline favoriserait l’assimilation du glucose par les cellules cancéreuses.

En effet, la libération d’insuline favorise aussi la libération d’une certaine molécule (IGF-1). Celle-ci participe à la croissance et l’invasion des cellules cancéreuses.

Le Fonds mondial de recherche sur le cancer va également dans ce sens. Il spécifie qu’une alimentation riche en sucre est un facteur indirect de développement du cancer.

Autre fait, le lien entre graisse corporelle et cancer est établi dans un rapport de l’Agence Internationale de la Recherche sur le Cancer, publié en août 2016. 13 cancers en lien avec le surpoids et l’obésité sont identifiés, dont ceux du pancréas, du côlon, des ovaires, du sein ou encore de la thyroïde. (8)

quel est le rapport entre le sucre et le cancer

Les différents facteurs alimentaires qui favorisent le développement du cancer 

  • Les excès de sucre de toutes sortes ;
  • Le manque d’aliments naturels (fruits et légumes frais notamment) car leurs fibres, vitamines, minéraux et anti-oxydants sont protecteurs ;
  • Un excès d’aliments riches en omega-6 (margarines, huiles de tournesol, maïs, pépins de raisin, animaux nourris au maïs et au soja) et un manque d’acide gras omega 3 (poissons, crustacés, noix, etc.).

 

Il suffit d’ajouter les pollutions environnementales, le manque de sport, l’excès de stress et l’excès d’hormones (présentes dans l’alimentation des animaux d’élevage, l’eau potable et les pilules contraceptives), pour comprendre pourquoi les taux de décès du cancer ne cessent d’augmenter.

Que faire pour limiter les risques de cancer et de maladie liés au sucre?

  1. Apprends à te nourrir en respectant les bases de nutrition-santé ;
  2. Diminue fortement tes apports en sucres et augmente les parts de végétaux et d’aliments riches en omega-3 (huile de colza vierge, poissons, etc.)
  3. Stoppe les produits ultra-transformés ;
  4. Mange des aliments complets, naturels et un maximum de végétaux.

Si cet article t’a plu, aide-moi à atteindre mon objectif qui est de démocratiser l’accès à la nutrition et à la santé.  Pour cela, partage-le pour que chacun puisse reprendre sa santé en mains !

Merci pour ta collaboration ! 

– Lexique – 

*Autisme : « Trouble neuro-développemental d’origine biologique qui se manifeste précocement chez l’enfant. L’autisme comprend un éventail de particularités cognitives d’intensité très variable, toutes regroupées sous le terme générique de Trouble du Spectre Autistique (TSA) ».

L’autisme représentait 1 cas sur 10 000 il y a 40 ans, selon le Ministère de la Santé au Royaume-Uni. Ce chiffre est passé en 2000 à 1 cas sur 150 dans les pays occidentaux. Les Américains, eux, parlent d’1 cas sur 100 et la Suisse compte de nos jours 12 % d’augmentation chaque année. Je partage l’idée que les additifs alimentaires présents dans les produits ultra-transformés, le manque de lipides de qualité et l’excès de sucre dans l’alimentation sont fortement aggravants.

– Sources sur l’impact du sucre sur la santé –

(1) Robert Lustig, Sucre, l’amère vérité, Ed. Thierry Souccar,2017

(2) Campbell-McBride Natasha, Le syndrome entéropsychologique, Cambridge, Ed. Nutrition Holistique, 2011.

(3) Vartanian LR, Schwartz MB, Brownell KD. Effects of soft drink consumption on nutrition and health : A systematic review and meta-analysis. Am J Public Health 2007;97:667-75.

(4) Maillard G, Charles MA, Lafay L, et al. Macronutrient energy intake and adiposity in non obese prepubertal children aged 5-11 y (the Fleurbaix laventie ville sante study). Int J Obes Relat Metab Disord 2000;24: 1608-17.

(5) The InterAct consortium. Consumption of sweet beverages and type 2 diabetes incidence in European adults: results from EPIC-InterAct. Diabetologia, 26 avril 2013.

(6) https://www.thierrysouccar.com/sante/info/alzheimer-un-diabete-de-type-3-2273

(7) Cherbuin N, Sachdev P, Anstey KJ. Higher normal fasting plasma glucose is associated with hippocampal atrophy. The PATH Study. Neurology. 2012;79(10). doi: 10.1212/WNL.0b013e31826846de

(8) https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMsr1606602?af=R&rss=currentIssueNew#t=article

  • Denjean Cécile, documentaire, Le ventre, notre deuxième cerveau, Paris, Arte, 2014
  • Robert Tate, documentaire, The magic pill, IMDb, Australie, 2017
  • Kaplan Marion, Paléobiotique, Ed. Thierry Souccar,2015
  • https://www.lanutrition.fr/les-news/comment-le-sucre-fait-flamber-les-cancers
  • http://cancerres.aacrjournals.org/content/76/1/24
  • https://www.revmed.ch/RMS/2012/RMS-331/Sucrose-glucose-fructose-quels-sont-les-effets-des-sucres-sur-la-sante-metabolique#anchor-rb10

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