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Les bienfaits de l’ortie : un trésor de la nature pour notre santé

Arthrose, eczéma, prostate, maux de tête, chute de cheveux, inflammation des voies urinaires, système digestif, utérus, épuisement généralisé : l’ortie est sans doute l’une de mes plantes chouchou. Elle compte parmi les plantes médicinales les plus efficaces et complètes puisqu’elle est riche en minéraux et oligo-éléments (mais pas que !). 

 

L’ortie a souvent eu mauvaise presse. Considérée comme mauvaise herbe « sauvage et envahissante », elle est redoutée pour ses piqûres par les promeneurs et pourtant, c’est un vrai trésor de la nature. Les bienfaits de l’ortie sont immenses!

 

Véritable bombe nutritionnelle pour nos corps, elle offre de nombreux atouts pour notre santé. Tu peux la prendre en tisane, jus, décoction, onguent, shampoing, soupe (découvre une recette plus bas) ou tu peux l’incorporer à des recettes (un peu comme des épinards). Si tu as bien une seule plante à avoir dans ton armoire à pharmacie familiale, c’est bien l’ortie.

Tisane d'ortie

L’ortie en bref

Nom latin : Urtica dioica

Famille : Urticacées

Noms communs : Ortie piquante, Grande Ortie dioïque

Partie utilisée : parties aériennes (feuilles et sommités fleuries) surtout, mais aussi racines et graines

Principes actifs majeurs (1) :

  • Feuilles : vitamines (vitamines A, C, D, E, F, K, P et groupe B), minéraux (silice, calcium, potassium, magnésium, fer, sélénium, zinc, etc.), quercétine, coumarine, choline, chlorophylle, flavonoïdes, composés phénoliques, acides organiques, bore, protéine – Les protéines représentent 30 % de la masse sèche. Le contenu des substances minérales est d’environ 20 %  de la masse sèche. La chlorophylle représente entre 10 et 60 %  de la masse sèche. (2)
  • Racines : lectines, phytostérols, lignanes.
  • Fruits (graines) : acides gras saturés et insaturés, caroténoïdes (β-carotène, lutéine, violaxantine), vitamines. (3)

Forme d’usage : tisane, extrait hydroalcoolique, poudre, gélule

Propriétés majeures : anti-inflammatoire général, reminéralisant, diurétique, antihistaminique, détoxifiant, drainante, régulatrice hormonale, apaisante, galactogène, stimulante, et bien plus !

La plante favorite des herboristes

« Une mauvaise herbe est une plante dont on n’a pas encore trouvé les vertus »

L’ortie est sans doute la plante favorite des herboristes. Et ce n’est pas Amaya Calvo Valderrama, ingénieure agronome et créatrice de la formation HYGIE//PHYTO*, qui me contredira : « L’ortie c’est LA plante par excellence. Celle par laquelle tu peux commencer en herboristerie et en phytothérapie. Déjà parce qu’on sait tous la reconnaître ! Tu vas donc aussi pouvoir la cueillir et l’utiliser facilement. Elle a énormément de propriétés, elle peut servir pour de nombreux troubles et elle n’a pas de contre-indication en infusion. »

Un peu d’histoire

Ses propriétés médicinales sont nombreuses. Elle est utilisée depuis l’Antiquité et la plupart de ses usages sont aujourd’hui vérifiés scientifiquement.

L’ortie aurait été consommée en légume depuis la préhistoire jusqu’au XVIe siècle environ avant de disparaître de nos assiettes.

Au Moyen-Orient, les Égyptiens utilisaient les bienfaits de l’ortie pour traiter l’arthrite et les douleurs lombaires tandis qu’en Italie, les soldats des troupes romaines s’en frottaient sur eux-mêmes pour rester au chaud (8).

Au Ier siècle, le médecin grec Pedanius Dioscoride considérait ses graines comme aphrodisiaques et expectorantes, et ses feuilles comme diurétiques, laxatives, emménagogues. Il conseillait aussi les cataplasmes de feuilles écrasées contre les morsures et les plaies.

Au moyen âge (XIIe siècle environ), Sainte Hildegarde de Bingen (une moniale bénédictine) le recommandait aussi pour différents troubles.

Au XVIe et au XVIIème siècles, l’ortie est utilisée contre les hémorragies et les hémoptysies. Le médecin anglais Nicholas Culpeper considérait que les feuilles ou les racines d’ortie bouillies mélangées avec du miel soulageaient les poumons encombrés.

Au XVIIIe siècle, Elizabeth Blackwell, femme médecin, écrivaine et militante féministe anglo-américaine, écrivait dans son livre Curious HerbaI que le côté astringent de l’ortie en faisait une excellente amie en cuisine, et elle recommandait son utilisation contre toute sorte de « saignements interne ». Elle est aussi l’une des premières à vanter les bienfaits du jus d’ortie.

Au XXe siècle, les travaux menés par un certain Wasiscky, de 1929 à 1932, confirment son pouvoir de traitement dans les cas de diabète. (4)

Au XXe siècle encore, le précurseur de la phytothérapie, Henri Leclerc observe lors de ses recherches menées entre 1925 et 1931, que le suc frais de la grande ortie aide à lutter contre les saignements de nez et autres hémorragies. (5) (6) (7)

L’ortie : une plante multi-casquettes

Comme tu l’as vu, la liste de ses composants est très longue, ce qui en fait toute sa richesse. En Ayurvéda (médecine traditionnelle indienne), on la considère comme une plante « rasayana », c’est-à-dire une plante nourrissante, qui revigore le corps pour allonger la durée de vie. 

 

En médecine chinoise, elle est considérée comme une « super plante » puisqu’elle contiendrait les cinq éléments (la terre, l’eau, le feu, l’air et le métal). C’est peut-être aussi pour cela que c’est une plante aussi volatile convenant à un très grand nombre de personnes. 

 

Selon Amaya, l’ortie agit comme : 

  • tonifiant général (car antiasthénique); on peut l’utiliser en cas de fatigue, coup de froid, etc.;
  • reminéralisant (intéressant en cas d’anémie par exemple);
  • diurétique (excellent pour les reins qui font partie de nos émonctoires);
  • soutien du système digestif;
  • antihistaminique en cas d’allergies;
  • soutien du système génital féminin et masculin.

 

Cerise sur le gâteau : l’ortie n’a pas de contre-indication.

Anecdote

 

Certains herboristes disent que si une plante sauvage vient s’installer dans notre jardin, sans invitation préalable, ce n’est peut-être pas un hasard. Peut-être qu’elle est attirée par notre énergie. Peut-être qu’elle sent qu’on en a besoin. Alors, si tu retrouves de l’ortie dans ton jardin, penses-y.

Où cueillir l’ortie et quelle partie consommer ?

Ce qui est vraiment génial avec l’ortie, c’est qu’elle pousse partout : aux abords des chemins, dans les champs et les jardins en sont même souvent remplis.

 

On le verra davantage en détail ensuite, mais juste comme ça, pour te mettre l’eau à la bouche, voici quelques usages des différentes parties :

 

  • Ses racines, préparées en décoction, sont excellentes pour soulager l’hypertrophie bénigne de la prostate ainsi que pour ses vertus anti-inflammatoires et immuno-modulantes.
  • Ses feuilles, préparées en infusion, sont anti-inflammatoires, diurétiques (hello les reins !), analgésiques et permettent de lutter contre l’hypotension. On peut aussi en faire un onguent pour des applications locales.
  • La teinture mère vinaigrée est reminéralisante +++ et alcalinisante +++.
  • La macération hydro alcoolique d’ortie est excellente pour traiter le cuir chevelu. On la trouve d’ailleurs dans de nombreuses recettes contre les pellicules et la chute de cheveux.

Astuces si tu veux la cultiver

 

  1. L’ortie pousse comme une mauvaise herbe, donc n’hésite pas à la cultiver en pot si tu ne veux pas en retrouver partout dans ton jardin.

 

  1. Récolte l’ortie avec des gants, car elle est urticante. Une fois séchée, cuite ou mixée, plus aucun risque de te piquer. 

 

  1. Le printemps est le meilleur moment pour cueillir les orties. Fais-le idéalement après une pluie ou pendant de fortes chaleurs, car ce sont les moments où elles piquent le moins. Cueille uniquement les premières feuilles au sommet de chaque tige, et préfère les lieux éloignés des routes ou des sources de pollution.

Zoom sur les valeurs nutritionnelles des feuilles d’ortie

La teneur en matière sèche des feuilles fraîches est d’environ 23-24 %.

 

Hubert Wetherilt détermina la composition des feuilles fraîches dans les années 1990 (9) :

 

  • 76,9 % d’eau,
  • 1,6 % de matière grasse,
  • 6,5 % de protéines,
  • 4,1 % d’azote libre,
  • 5,3 % de fibres,
  • 5,6 % de cendres.

 

Comme tu peux le constater, l’ortie a un taux élevé de protéine. Et lorsqu’elle est séchée, les protéines représentent 28 % de sa matière sèche. C’est énorme, n’est-ce pas ? De plus, ses protéines sont considérées comme d’excellentes qualités en comparaison avec tous les autres légumes verts. Plusieurs chercheurs se sont intéressés à cela et voici sa composition en acides aminés, selon leurs différentes recherches (10) (11), d’un hydrolysat de protéines de feuille fraîche (g/l00 g) :



Acide aminé 

Wetherilt (9)

Ulrich 

Hughes (12)

Phénylalanine 

5,82 

5,62 

6,82

Lysine 

5,53 

6,97 

13,88

Thréonine 

4,61 

4,72 

5,40

Valine 

6,31 

5,81 

7,21

Méthionine 

1,76 

1,89 

0,87

Cystéine 

0,85

  

Isoleucine 

4,78 

4,25 

4,91

Leucine 

8,97 

8,50 

7,39

Tryptophane 

1,28

  

Histidine 

4,10 

1,90 

2,92

Acide aspartique 

9,07 

12,78 

10,78

Sérine 

6,19 

6,05 

4,61

Acide glutamique 

13,30 

12,73 

13,09

Proline 

4,87 

4,91 

4,83

Glycine 

6,25 

4,89 

6,59

Alanine 

6,54 

6,07 

6,67

Tyrosine 

3,87 

3,56 

4,03

Arginine 

5,90 

6,48

 

Total Acides Aminés Essentiels

39,21 

37,76

 

Les analyses ont montré que les feuilles étaient riches en minéraux, notamment comme le fer, le calcium et le potassium. Le rapport élevé potassium /sodium (33,2) est un autre indicateur du pouvoir protecteur des feuilles d’ortie contre les maladies cardiovasculaires. Voici le détail en mg pour 100g de feuilles (11) : 



Minéraux

100g de feuilles d’ortie

Homme adulte – ANC (apports nutritionnels conseillés) en mg selon L’Anses 

Femme adulte – ANC (apports nutritionnels conseillés) en mg selon L’Anses

Fer 

13 mg

9 mg

11-16 mg

Calcium 

853 mg

900 mg

900 mg

Zinc 

0,9 mg

12 mg

10 mg

Cuivre 

0,52 mg

2 mg

1,5 mg

Phosphore 

75 mg

750 mg

750 mg

Magnésium 

96 mg

420 mg

360 mg

Manganèse 

3 mg

2,8 mg

2,5 mg

Sélénium 

0,0027 mg

0,006 mg

0,005 mg

Sodium 

16 mg

1500 mg

1500 mg

Potassium 

532 mg

3100 mg

3100

 

On se rend compte ici qu’avec 100g de feuilles d’ortie, on couvre la plupart des apports journaliers recommandés.



L’ortie et ses bienfaits

Les bienfaits de l’ortie sont nombreux. Dans cet article, nous allons nous concentrer sur ceux qui seront les plus utiles pour toi au quotidien.

Plantes antioxydantes par excellence : idéal en cas de stress ou de déminéralisation

Je t’en parle souvent, les antioxydants sont des molécules qui participent à la protection de tes cellules contre les dommages causés par les radicaux libres. Une étude (13) indique que l’extrait d’ortie piquante peut augmenter les niveaux d’antioxydants dans le sang. Ce qui va aider dans de nombreuses situations, dont les cas de stress oxydatif (14). Alors, pourquoi se priver de sa consommation régulière sous forme de tisane, de poudre à ajouter à tes smoothies, potages, etc. ? Grâce au cocktail de micronutriments qu’elle contient, l’ortie piquante lutte avec succès contre les conditions anormales liées à la déminéralisation de l’organisme.

Peut aider en cas d’hypertrophie bénigne de la prostate

L’utilisation de la racine d’ortie pour le traitement de l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) fait l’objet de recherches cliniques et pharmacologiques depuis 1950. 

L’HBP est un gonflement de la prostate (une glande qui se trouve sous la vessie). Ce gonflement du tissu prostatique va exercer une pression contre l’urètre et la vessie, se traduisant souvent par une difficulté à uriner complètement. Les hommes atteints de HBP vivent avec une impression permanente d’avoir besoin d’aller aux toilettes. La cause ? Les scientifiques n’en sont pas encore sûrs. Pourtant, 50 % des hommes de 51 ans sont à risque (15).

La testostérone et les hormones œstrogènes sont couramment associées à cette pathologie de la prostate. La production de testostérone diminue avec l’âge, entraînant un déséquilibre du rapport œstrogène/testostérone qui va favoriser le développement de l’HBP. Les risques de HBP augmentent linéairement avec l’âge pour atteindre son maximum vers 79 ans. 

Une étude menée sur des rats (16) révèle que l’ortie peut empêcher la conversion de la testostérone en dihydrotestostérone – une forme puissante de testostérone. L’arrêt de cette conversion peut aider à réduire la taille de la prostate (17).

De plus, des scientifiques ont étudié des personnes atteintes d’HBP (18, 19) ont établi que la consommation de 360 mg d’extrait de racine d’ortie piquante par jour aiderait à traiter les problèmes de miction à court et à long terme sans effets secondaires. 

Comment faire pour la consommer ? C’est très simple : on prend 1,5 g de racine séchée et on les dépose dans 150 ml (⅔ tasses) d’eau froide. On fait bouillir 1 minute puis on laisse reposer 10 minutes hors du feu. On peut en boire une tasse, 3 à 4 fois par jour.

Peut soulager les douleurs liées à l’inflammation (arthrose, arthrite)

L’inflammation est la réaction du corps qui essaye de combattre des infections, des traumatismes, des allergies, etc. Le problème est lorsque l’inflammation chronique s’installe. Elle inflige des dommages importants sur l’organisme et l’ortie piquante contient une variété de composés anti-inflammatoires qui peuvent aider à la réduire. 

Tout d’abord, lors de plusieurs études sur les animaux, l’ortie a contribué à réduire les niveaux d’hormones inflammatoires multiples en interférant avec leur production (23, 24).

Dans une autre étude menée chez les humains cette fois (25), la prise d’un supplément contenant de l’extrait d’ortie a considérablement réduit leur douleur arthritique. Les participants ont aussi déclaré qu’ils pouvaient réduire leur dose d’analgésiques anti-inflammatoires grâce à cette capsule.

Une étude française très récente (26) a mis en évidence les bénéfices d’un extrait d’ortie, associé à des huiles de poisson et de la vitamine E (Phytalgic) sur les symptômes de l’arthrose du genou et sur le besoin en médicaments anti-inflammatoires. L’extrait d’ortie a été testé pendant 3 semaines sur 8 955 personnes qui souffraient d’arthrose et d’arthrite rhumatoïde. La douleur au repos et à l’effort ainsi que le handicap ont été évalués sur une échelle allant de 0 à 4. Grâce à l’ortie, les scores ont été améliorés jusqu’à 55 %.

Des recherches supplémentaires sont nécessaires, mais il semble que l’ortie dioïque est capable de soulager les douleurs arthritiques chez la majorité des patients.

Un antihistaminique potentiel contre le rhume des foins

Le rhume des foins est une réaction allergique aux pollens ou aux poils de certains animaux. Dans le but de se défendre contre ces intrus, la muqueuse du nez s’enflamme, ce qui cause plusieurs maux : des démangeaisons, des éternuements, un écoulement nasal et une irritation des yeux. La bonne nouvelle est que des expériences en éprouvettes ont démontré que l’extrait d’ortie piquante peut inhiber l’inflammation qui déclenche la rhinite allergique saisonnière.

Dans une étude en double aveugle contre placebo (27), un extrait d’ortie administré à 69 personnes a montré une diminution significative des symptômes. De plus, in vitro, sa modulation de récepteurs clés de l’inflammation (inhibition des prostaglandines pro-inflammatoires) et de libération de l’histamine a été mise en évidence.

L’ortie piquante met du temps à agir comme si elle saturait lentement mais sûrement les récepteurs à l’histamine (28), de sorte que celle-ci ne puisse plus se fixer en présence de l’allergène.

Un régulateur de la glycémie

Des études sur des animaux et des humains (29, 30, 31, 32, 33) associent l’ortie piquante à une baisse du taux de sucre dans le sang, car elle contiendrait des composés pouvant imiter les effets de l’insuline (34) !

Dans un essai clinique (35) mené auprès de 46 personnes pendant 3 mois, la prise de 500 mg d’extrait d’ortie trois fois par jour a considérablement réduit le taux de glucose sanguin par rapport à un placebo.

Malgré ces résultats prometteurs, il n’existe encore pas assez d’études sur le contrôle que cette plante médicinale exerce sur la glycémie humaine. Quoi qu’il en soit, ajouter une cuillère de poudre d’ortie piquante à votre petit-déjeuner ne peut pas vous nuire, n’est-ce pas ?

Comment consommer l’ortie en phytothérapie ?

L’infusion de feuilles d’orties

Dosage : 1 cuillère à soupe de feuilles par tasse d’eau chaude.

Préparation : Fais bouillir les feuilles dans l’eau frémissante pendant 3 à 5 minutes. Laisse ensuite infuser 10 minutes après avoir retiré l’eau du feu. Filtre et bois.

 

La décoction des racines d’ortie

Dosage : 1 cuillère à soupe de racines pour 250 ml d’eau froide

Préparation : laisse bouillir la racine environ 30 minutes dans l’eau à ébullition. Sors la décoction du feu, filtre et bois.

L’astuce d’Amaya
« Quand on veut commencer en phytothérapie, l’ortie et le pissenlit sont deux plantes parfaites. Combinées à du cassis et à de la reine des prés, on va pouvoir faire des mélanges pour les douleurs articulaires ou pour accompagner le sport (en tisane de récupération par exemple). Avec l’ortie et le pissenlit, on va avoir une panoplie de possibilités pour quasiment tous les besoins du quotidien. En revanche, ce ne sont pas des plantes à saveur. Elles ont un goût qui ne plaît pas à tout le monde. L’ortie a par exemple une saveur d’épinard. On pourrait donc lui ajouter des petites plantes de saveur comme la menthe verte ou la verveine odorante. »

La soupe d’ortie

Ingrédients

150 g d’orties fraîches

1 ou 2 gousses d’ail

1 échalote

4 pommes de terre coupées en dés (ou un autre féculent au choix)

 

Préparation

  1. Dans une grande casserole, fais bouillir les gousses d’ail et l’échalote dans un litre d’eau.
  2. Ajoute les pommes de terre et laisse cuire 10 minutes.
  3. Ajoute l’ortie préalablement rincée et laisse cuire 5 minutes.
  4. Sale, poivre et ajoute les épices de ton choix.
  5. Mixe à l’aide d’un mixeur plongeant ou d’un blender et déguste chaud !

Les contre-indications de l’ortie

L’ortie a l’avantage de ne pas avoir de contre-indications. Même les femmes enceintes peuvent en consommer. Par contre, cela arrive que certaines personnes déclenchent des démangeaisons ou une urticaire en la consommant. Je te dirais que la seule façon de le savoir est de la tester et de toujours commencer par de petits dosages, puis de les augmenter progressivement. Si tu souffres d’hypotension, je te recommande de demander conseil à un professionnel avant d’en consommer puisque l’ortie peut faire baisser la tension.

 

J’en profite aussi pour te rappeler l’importance de la fenêtre thérapeutique lorsque tu suis une cure (même de tisane d’ortie!). Cela peut être hebdomadaire (5 jours de cure suivie de 2 jours de pause), mensuel (3 semaines de cure suivie 1 semaine de pause) ou trimestrielle (3 mois de cure suivie de 1 mois de pause.

Conclusion sur l'ortie, ses bienfaits pour la santé

Tu l’as vu, l’ortie est LA plante a avoir chez toi : que ce soit dans tes placards ou dans ton jardin. Elle a tellement de vertues et elle est très versatile. Je t’encourage à aller explorer ses vertus et sa magie.

Prends soin de toi.

Lisa et l’équipe HYGIE.

*Si le sujet des plantes te passionne autant que moi, la formation HYGIE//PHYTO est faite pour toi ! En lisant mon article Comment les infusions peuvent devenir les meilleures amies de ta santé au quotidien, tu auras plus d’informations sur la phytothérapie et sur le programme à venir en partenariat avec Amaya Calvo Valderrama de Happy Plantes. Conférence en direct et ouverture des inscriptions prévue le 11 novembre 2022 !

Sources

  1. https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S2210803312000978
  2. International Journal of Pharmacy and Pharmaceutical Sciences – ISSN-0975-1491 Vol 7, Issue 10, 2015 (Highlights on Nutritional and Therapeutic Value of Stinging nettle (Urtica dioïca)
  3. International Journal of Pharmacy and Pharmaceutical Sciences – ISSN-0975-1491 Vol 7, Issue 10, 2015 (Highlights on Nutritional and Therapeutic Value of Stinging nettle (Urtica dioïca)
  4. Bertrand B. 2010. Les secrets de l’Ortie. de Terran. Vol. 1. Le compagnon végétal.
  5. BERTRAND Bernard. Les secrets de l’Ortie.- 7ème édition Editions de Terran, 2002.- 128p.- (Collection Le Compagnon Végétal; n01)
  6. BEZANGER-BEAUQESNE L., et al. Plantes médicinales des régions tempérées. Paris: Maloine, 1980.- 439p.
  7. VALNET Jean. Phytothérapie: traitement des maladies par les plantes.- 5ème édition Paris: Maloine, 1983.- 942p.
  8. https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S2210803312000978
  9. WETHERILT H. Evaluation of Urtiea species as potential sources ofimportant nutrients. In : Food Science and Human Nutrition / ed. par Charalambous G. Elsevier Science Publishers, 1992, 15-25
  10. ADAMSKI R., BIEGANSKA J. Studies on substances present in Urtiea dioiea L. leaves. Analysis fro protein, amino acids and nitrogen containing nonprotein substances. Herba Pol., 1984, 30, 1, 17-26
  11. KAVALALI Gulsel. Urtica : therapeutic and nutritional aspects ofstinging nettles. Londres, New York : Taylor & Francis, 2003.- 83p.- (Série Medicinal and Aromatic Plants – Industrial Profiles; n037)
  12. HUGHES R. E., et al. The dietary potential ofthe common nettle. J Sei. Food Agrie., 1980,.u, 1279-1286
  13. Gülçin I, Küfrevioglu OI, Oktay M, Büyükokuroglu ME. Antioxidant, antimicrobial, antiulcer and analgesic activities of nettle (Urtica dioica L.). J Ethnopharmacol. 2004 Feb;90(2-3):205-15. doi: 10.1016/j.jep.2003.09.028. PMID: 15013182.
  14. Cetinus E., Kilinc M., Inanc F., Kurutas E.B., et Buzkan N.. 2005. « The Role of Urtica Dioica (urticaceae) in the Prevention of Oxidative Stress Caused by Tourniquet Application in Rats ». The Tohoku Journal of Experimental Medicine 205 (3): 215̻21
  15. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27582614/
  16. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21806658/
  17. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/16985920/
  18. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/16635963/
  19. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/18038253/
  20. https://www.passeportsante.net/fr/Solutions/PlantesSupplements/Fiche.aspx?doc=ortie_ps
  21. SCHOTTNER M., GANBER D., SPITELLER G. Lignans from the roots of Urtica dioica and their metabolites bind to human Sex Hormon Binding Globulin (SHBG). Planta Med., 1997, 63, 6, 529-532
  22. LICHIUS J. J., MUTH C. The inhibiting effects of Urtica dioica root extracts on experimentally induced prostatic hyperplasia in the mouse. Planta Med., 1997, 63,4,307-310
  23. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/8740085/
  24. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/9923611/
  25. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/20015358/
  26. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3003499/
  27. Mittman P1. Randomized, double-blind study of freeze-dried Urtica dioica in the treatment of allergic rhinitis. Planta Med. 1990 Feb;56(1):44-7
  28. Roschek B Jr, Fink RC, McMichael M, Alberte RS. Nettle extract (Urtica dioica) affects key receptors and enzymes associated with allergic rhinitis. Phytother Res. 2009 Jul;23(7):920-6.
  29. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29749986/
  30. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26916435/
  31. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/23115450/
  32. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/18955212/
  33. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24273930/
  34. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/20013820/
  35. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24273930/

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